Le gouvernement a détaillé ce lundi les modalités du stage obligatoire de trois mois au cours de la troisième année d’étude dès la rentrée 2018.

Soigner les maladies c’est bien, mais empêcher qu’elles ne surviennent, c’est mieux. Pour cela, il faut miser sur la prévention, une approche qui est encore trop peu utilisée en France, où l’on privilégie trop systématiquement le soin médicamenteux. Pour remédier à cette faiblesse en termes de santé publique, et qui expliquerait le retard de la France sur certains indicateurs – notamment la forte consommation de tabac chez les jeunes — la ministre de la Santé Agnès Buzyn, et celle de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ont lancé ce lundi le « service sanitaire ». C’est la concrétisation d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. La présentation de cette innovation a été effectuée à Angers, ville pionnière dans ce domaine.

47 000 étudiants concernés

Les ministres ont annoncé qu’à partir de la rentrée de 2018, les 47 000 jeunes inscrits en faculté de médecine, pharmacie, étudiants en soins infirmiers, devront obligatoirement effectuer un stage de trois mois à mi-temps ou six semaines à temps plein pendant leur troisième année d’étude. Ils auront pour mission d’évoquer de façon concrète les risques pour la santé liés par exemple à l’alcool, au tabac, ou au cannabis. Ces étudiants devront aussi rappeler les risques des maladies sexuellement transmissibles, et insister sur les méthodes de contraception. Ils auront aussi pour objectif de sensibiliser leur auditoire au maintien de leur « capital santé », en privilégiant une alimentation saine et une activité physique régulière. Pour dispenser leurs interventions, les étudiants se rendront dans des écoles, des collèges, des lycées, des entreprises, des maisons de retraite ou encore des établissements médico-sociaux.